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> Procès Allègre : signez la pétition de soutien à Politis !
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Blog de Naïma Charaï
Naïma Charaï a 34ans. Conseillère régionale d’Aquitaine, déléguée à la politique de la ville, en charge auprès d’Alain Rousset, de la lutte contre les discriminations. Elle est déléguée nationale du Parti Socialiste à l’égalité des chances et membre du conseil d’administration de l’agence de cohésion sociale et d’égalité des chances
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Rentrée ?
Edito du 31 août 2010
Jadis, la trêve des confiseurs, celle de la Nationale 7, des bords de mer et des bals populaires, avait un sens. Aujourd’hui, la vitesse de la technologie, le rétrécissement du monde aux pixels de nos écrans, les avatars du climat, abolissent cette distinction. Les vacances, pour ceux qui peuvent encore les prendre, ne sont qu’un épisode parmi d’autres d’une vie souvent perdue à la gagner... jusqu’au moment de la retraite tant attendue.
Ce qui est vrai pour la vie quotidienne, l’est encore plus pour la politique. Là, les vacances sont devenues une digression utilisée par les puissants pour imposer leur calendrier et leur tempo, jeu à hauts risques dans lequel Sarkozy est devenu un maître. Cette année, il a imposé son rythme aux médias et aux citoyens : pour faire oublier le feuilleton de l’été, « Woerth-Bettencourt », il est passé en force et en prime-time avec sa propre série « la chasse aux Roms ». suite >>>
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Iniquité
Edito du 12 juillet 2010
Quelles que soient les bonnes paroles de notre hyper-président, le « Bettencourt-Gate » marquera la fin d’une période, celle où l’Argent-Roi était devenu « La » valeur de la République. Si le grand portraitiste David revenait sur terre, il ferait du sacre de Sarkozy une peinture dantesque représentant la Cène du Fouquet’s. Napoléon aimait la gloire, Sarkozy aime la gloriole et le spectacle de l’argent. Mais le symbole terrible de ces dernières semaines ne se trouve pas seulement dans le retour, tel un boomerang, de cet avènement ridicule et vulgaire du Sarkozysme. Son premier prolongement politique direct, le bouclier fiscal, est lui aussi devenu le pêché originel d’un régime frappé du sceau de l’injustice. Le chèque de trente millions d’euros reversés par le fisc à Madame Bettencourt signe définitivement la marque de l’iniquité. suite >>>
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Une crise de régime
Edito du 7 juillet 2010
Le coup de « Ripolin » n’a pas marché. La Garden party de l’Elysée supprimée, les cigares de Blanc, les voyages en Martinique de Joyandet et ses permis de construire de complaisance qui ont conduit à des démissions bien tardives, sont déjà enterrés au cimetière des illusions. La sanction des lampistes n’a en rien dissimulé la réalité d’un pouvoir aux relations anciennes et incestueuses avec le monde des affaires et de l’argent. suite >>>
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Où va la France ?
Edito du 28 juin 2010
Ce qui au fond ne fonctionne plus dans ce monde, de la planète au canton, c’est le système de gouvernance monarchique ; de l’affaire Woerth au G8 ou au G20, il est en crise. Nourrie du rapport quasi incestueux entre les grandes entreprises et des mandataires politiques, une conception oligarchique du pouvoir s’est imposée et s’est progressivement substituée à la notion de démocratie. Certes, nous avons toujours connu des scandales d’État, comme dans les années trente, quand les cercles du pouvoir entretenaient des liens étroits avec « deux cents familles » ou les « maîtres des Forges ». Mais ces dérives s’inscrivaient dans un cadre reconnu et identifié par les acteurs. Aujourd’hui, le cadre national a explosé et les paradis fiscaux facilitent des manipulations fiscales et financières à l’échelle mondiale ; des entreprises transnationales comme L’Oréal ou même Orange leur garantissent une impunité qui les mettent à l’abri de toutes poursuites conséquentes. Dès lors, pour un pouvoir qui n’est plus lié à l’intérêt général mais à des intérêts particuliers, la « bonne gouvernance » n’est plus qu’un alibi. suite >>>
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La débâcle
Edito du 21 juin 2010
La semaine passée, le sarkozysme a jeté sur le cadavre du gaullisme les dernières pelletées de sable. En annonçant, une journée avant le 18 juin, les mesures sur les retraites, mêlées à des révélations multiples sur les comportements de ses ministres et à une débandade des bleus, le sarkozysme a montré son vrai visage, celui de la brutalité et de l’affairisme. De Gaulle ne comprenait peut-être pas grand chose à la société, mais il possédait un sens de l’État en rupture avec l’esprit de gougnafier qui règne à l’Élysée ces temps-ci. suite >>>
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BRIC
Edito du 14 juin 2010
Le Mondial de foot est lancé. Il va étouffer tout débat durant un mois. Je ne vais pas ici réfléchir une fois de plus sur la dimension sportive de cette joute planétaire suivie par trois milliards de téléspectateurs. Je voudrais juste porter un regard sur le pays hébergeant ces jeux, l’Afrique du Sud. Pas pour me lamenter sur la pauvreté ou le chômage dans les townships, la montée de la criminalité, la corruption des élites mais, bien au contraire, pour l’impression de puissance qui se dégage de cette jeune nation. Sous l’impulsion de Nelson Mandela, l’Afrique du Sud a démantelé en vingt ans l’apartheid, ce système raciste mis en place par la colonisation blanche ; elle s’est affirmée comme un partenaire politique, économique, diplomatique, militaire, indispensable. suite >>>
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Contre l’impunité
Edito du 7 juin 2010
L’intervention israélienne contre la flottille pour Gaza ainsi que l’arraisonnement du Rachel Corrie, le bateau irlandais sur lequel une lauréate du Prix Nobel de la Paix avait embarqué, ont soulevé une indignation à l’échelle planétaire qui rappelle les mobilisations contre la guerre en Irak. Israël est aujourd’hui diplomatiquement isolé. Pourtant, rien ne dit que le blocus de Gaza sera brisé dans les prochaines semaines ou que le processus de paix progressera d’un pouce. Il faut alors s’interroger : face à l’intransigeance d’un État qui ne voit son avenir qu’à travers l’usage de la force, à quoi servent l’ONU, la justice internationale, les gesticulations des Ambassades de l’Union européenne ou même les aller- retour des envoyés spéciaux américains chargés du dossier ? En termes de gouvernance mondiale, Israël pose un problème de fond, puisqu’il prospère sur l’impunité de son action et qu’il est protégé par une immunité historique. Si l’on peut comprendre aisément les raisons de cette impunité, il n’en reste pas moins que la politique de « double standard » des États-Unis et de l’Union européenne a des conséquences qui vont largement au delà du conflit israélien. suite >>>
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Exodus
Edito du 1er juin 2010
Une fois de plus, le gouvernement Nethanyaou a utilisé la force. Dans la nuit de dimanche à lundi, l’armée israélienne s’est livrée à un véritable massacre en attaquant « la Flottille pour Gaza ». Pour les 700 militants de 32 pays différents, il s’agissait de convoyer 10 000 tonnes d’aide à destination des habitants de la bande de Gaza, sous blocus israélien. Selon les informations d’aujourd’hui, au moins 9 militants ont été tués lors de l’attaque et des dizaines de blessés sont recensés. suite >>>
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Du pain, des jeux ... Et des éléphants blancs
Edito du 31 mai 2010
La décision de l’UEFA d’organiser en France l’Euro 2016 a été accueillie par un concert de louanges unanimes. Comme si cette fête du sport allait d’un coup d’un seul, panser les plaies de ceux qui souffrent, répondre à la crise de civilisation qui touche chacun de nous. Le sport-business est un nouvel opium du peuple qui permet d’oublier, le temps d’un événement, les tensions accumulées de la société. Les jeux du stade nous plongent dans une communion solennelle, avec ses rituels, son suspens, sa dramatisation. Ils redonnent un peu de lustre à l’idée de nation alors qu’elle est affaiblie de toute part, coincée entre le repli sur soi communautaire, le marché mondial, Facebook ou la dernière mode du moment. suite >>>
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Thaïlande
Edito du 24 mai 2010
La palme d’or de Cannes a été décernée à « Oncle Boonmee », un film thaïlandais d’Achipatpong Weerasethakul ; un film dont la poésie est, de l’avis des critiques, aussi impénétrable que métaphorique mais où l’on voit se dessiner la répression d’un peuple en révolte. A première vue, ce qui se passe en Thaïlande peut apparaître aussi incompréhensible que le film. Des chemises rouges s’attaquent à des chemises jaunes . Les premiers soutiennent un richissime homme d’affaires qui fait ses emplettes sur les Champs-Élysées et qui a plutôt favorisé la corruption que le bien être de son peuple. Les seconds soutiennent le gouvernement actuel qui représente les intérêts d’autres groupes de privilégiés. Mais la vision lointaine et détachée des médias est fausse. suite >>>
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